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Une balade à Josselin au Château des Rohan

On file ensuite vers Josselin et le fameux château des Rohan. Avant de partir, j’ai consulté l’irremplaçable Voyage en Bretagne de Flaubert. Mauvaise pioche : Josselin est décrit au chapitre VI, chapitre pair, donc écrit comme l’avait voulu l’usage, par Maxime Ducamp, compagnon de l’écrivain, et la notice est sèche : « Josselin, vu de l’angle du pont. Trois tours, fenêtres carrées. Au commencement du 15e siècle. Bâti sur le roc. Sur la rivière. Rangée de mâchicoulis. De face, dix fenêtres dans le style de la reine Anne à Blois, mais d’un goût plus raide. »  Je me replie donc sur une  Histoire de Bretagne  à laquelle j’emprunte l’historique du château que je vais tenter de résumer.

Le château de Josselin remonte à 1008 lorsque le vicomte de Porhoët décide de l’édifier sur un promontoire rocheux qui domine la vallée de l’Oust. Au 12e siècle commence une guerre de succession qui a pour objet la conquête du duché de Bretagne et qui voit s’affronter  ledit vicomte de Porhoët et le roi d’Angleterre Henri II Plantagenêt. En 1168, Henri II fait raser le château. 

La guerre de Cent ans y fait des ravages. En 1370 Olivier de Clisson, futur connétable de France, devient propriétaire de Josselin. Il fait édifier une impressionnante forteresse. Trois tours sont bâties près de la rivière, reliées par une courtine à trois autres tours en proue  au-dessus de l’Oust et un donjon très imposant est construit. A sa mort, en 1407, Josselin est devenu un  château-fort imposant.

La partie Renaissance constitue une véritable splendeur avec sa dentelle de granit comportant au centre la devise des Rohan, « A plus ». A gauche, une grille faite de petits losanges, de macles, l’emblème des Rohan. A droite, des hermines, emblèmes de la Bretagne. 

 

 

Et puis surviennent les guerres de religion, et la Révolution qui transforme une des tours en prison. Aujourd’hui le château est toujours habité et entretenu par la famille de Rohan. (La branche des Rohan-Chabot date de 1642.)

On ne visite que l’aile sud du château, soit quatre pièces : l’antichambre, la salle à manger, le grand salon et la bibliothèque. Que retenir de la litanie égrenée par la guide, sous les portraits d’ancêtres ? Du massif, du style décoratif néo-gothique du 19e siècle qui s’inspire du Moyen-Age, sous l’influence de Mérimée et de Viollet-Le-Duc. Un portrait du grand Condé costumé en général romain, une cheminée monumentale, une pendule somptueuse offerte par le roi Louis XV à la famille, une vaste tapisserie des Gobelins, un beau meuble à secret réalisé sous Louis XV, un pastel de Louis XV enfant  exécuté par l’artiste vénitienne Rosalba Carriera… Et la très belle bibliothèque, riche de 3000 volumes, dans laquelle j’ai repéré une belle édition de Jean-Jacques Rousseau.

Les jardins sont à la fois à la française (grosses boules de buis taillés) et à l’anglaise (suite de roseraies très parfumées. Ils offrent une vue magnifique sur la rivière de l’Oust située en contrebas. On peut aussi visiter le musée des poupées et des jouets, situé dans les anciennes écuries. Au retour, une halte ombragée pour un dernier café et une part de gâteau breton.  Je me sens tout d’un coup Rohan : «  A plus » !

Gwenaël Belleil 

 

Le musée des poupées et des jouets

Ce musée présente une collection de 3000 poupées, ainsi que de nombreux jouets, des maisons de poupées, des dinettes, des animaux en peluche…  Elle a été commencée à la fin du 19e siècle par Herminie de Rohan (l’arrière grand-mère de Josselin de Rohan, l’actuel  propriétaire du château) qui a rapporté beaucoup de poupées de ses voyages.

C’est actuellement le musée de poupées le plus riche de France. Ouvert en 1984 par Antoinette de Rohan, il s’est enrichi au fil des ans grâce à de nombreux dons. La poupée la plus ancienne date du 17e siècle. Beaucoup de poupées en costumes de Bretagne et de diverses régions. Des expositions temporaires. Ainsi, à l’occasion de l’année du Japon en France, l’on découvre une collection japonaise exceptionnelle.

 



 
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